Veronica Roth – La trilogie Divergente

Couverture du tome 1 de la trilogie Divergente de Veronica RothEvaluation 2/10 pour Le Bouquin de Firmin

J’ai commencé la trilogie Divergente de Veronica Roth au tome 2 après avoir vu l’adaptation ciné du tome 1 et avoir été un peu intrigué par cet univers de science-fiction original. C’est très peu fouillé dans le film et je m’attendais donc à en apprendre bien davantage dans le livre, comme c’est généralement le cas avec les adaptations du même genre. Malheureusement, le film est une adaptation mot pour mot du bouquin ! Surpris par le style du tome 2, j’ai en fait lu 50 pages du premier tome avant d’abandonner. Il n’y a pas d’analyse plus fouillée du contexte, des personnages, etc. Il faut attendre le tome 3 pour enfin avoir une explication du « sens » de cette science-fiction et les raisons de cette intrigue post-apocalyptique. Jusqu’au tome 3, l’apocalypse n’est presque pas évoquée, vu que les protagonistes n’ont manifestement pas de passé.

On voit qu’il y a eu une idée intéressante au départ, mais que son développement a franchement merdé. En fait, dès les premières lignes de cette trilogie, on est surpris de découvrir un pitch aussi peu réaliste : des humains sont classés en 5 factions (les Audacieux, les Erudits, les Altruistes, les Fraternels et les Sincères), ces factions sont très délimitées (au point d’avoir un uniforme et un mode de vie imposés ou de tuer ceux qui voudraient quitter leur faction) et on peine à imaginer possible un monde aussi simpliste et enfantin. L’explication du tome 3 permet de comprendre un peu mieux l’idée, mais le résultat est équivalent : on a l’impression d’avoir lu une science-fiction simpliste qui manquait de réalisme et de fond.

Ce qui attire peut-être les gens dans Divergente, c’est la violence qui apparaît à tous les instants dans le bouquin : la séparation brutale des familles, les rites mortels d’intégration, les maltraitances paternelles, la manipulation mentale, l’affrontement réaliste de ses pires peurs, l’ambiance militaire, les expériences sur cobayes humains, etc. La violence est en tout cas ce qui rend cette trilogie forte malgré ses nombreux défauts et ce qui justifie probablement son succès. Pour ma part, cette violence a juste titillé un peu ma curiosité malsaine, mais rapidement, le style d’écriture trop adolescent de Veronica Roth et le manque de fond ont pris le dessus : Divergente est une suite de romans médiocres. Le film n’était pas si mauvais finalement, probablement parce qu’il est porté par Shailene Woodley, une jeune actrice prometteuse.

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