Le Trône de Fer : les manuscrits des volumes 6 et 7 fuitent sur 4chan ! [SPOILERS]

Couvertures des volumes 6 et 7 de la saga du Trône de ferPoisson d’avril, bien sûr ! Il était gros, mais il m’a permis d’exprimer ma frustration, le fait de devoir attendre probablement 2025 pour avoir le fin mot de cette histoire…. BRRR ! Mais la phrase « Kill them all » a un petit parfum prémonitoire quand même !

L’histoire n’est pas sans rappeler le Fapenning de 2014, sauf qu’ici, il ne s’agit pas du leak de photos dénudées des actrices de la série « Game of Thrones », la série elle-même s’en étant déjà chargée. Non ici, l’événement est plus d’ordre littéraire et la nouvelle va évidemment faire grand bruit : les fans de la saga du Trône de fer peuvent dès maintenant parcourir les manuscrits originaux sous format epub des volumes 6 et 7 de la saga du Trône de fer, suite à leur fuite sur les serveurs du forum américain 4chan ! Évidemment, il s’agit des versions anglaises, celles de The Winds of Winter et A Dream of Spring et donc oui, vous l’aurez compris : avec ces deux tomes, la saga est donc bel et bien terminée ! La surprise est donc de taille puisqu’une date de parution du sixième volume n’avait même pas été avancée par George RR Martin, les fans s’attendaient au mieux à une sortie dans l’année 2016. En mettant 5 à 6 années d’écriture entre ses derniers tomes, Martin avait habitué ses lecteurs à la patience, mais la fuite de ces livres (en version finalisée, il n’y a pas de doute là-dessus) remet donc en question toutes ses affirmations.

La réaction de George RR Martin suite aux leaks

Fausse déclaration de George RR Martin concernant la fuite de ses manuscrits

Directement interrogé par divers médias, George RR Martin a tout de suite réagi : « Les manuscrits sont bien authentiques, je ne sais pas comment ils ont pu se retrouver sur la toile. Je les conserve sur une disquette que je cache dans mon frigo, disquette par ailleurs protégée par un mot de passe introuvable (NDLR : le mot de passe a été rendu public, il s’agit de « KillThemAll »). Enfin bref, oui, cela fait longtemps que j’ai fini l’écriture de ces 2 volumes. La torture est devenue une de mes passions. L’appliquer à mes lecteurs en prétendant ne pas avoir fini mes livres a été particulièrement jouissif !« 

La fin de la saga du Trône de fer vous réserve quelques surprises [SPOILERS] !

Déclaration de George RR Martin concernant sa saga du Trône de fer : Kill them all !

Qui dit fuite des manuscrits dit donc que dorénavant, la fin de la saga du Trône de fer est connue. Et quelle fin ! George RR Martin s’est également exprimé concernant le carnage qui a lieu dans ces 2 derniers volumes : « Oh, ils commençaient sérieusement à me faire chier, tous ces personnages à la con. Je me suis dit « Kill them ALL !!! ». Daenerys s’obstinant à vouloir rester près de Meereen, je l’ai faite bouffer par son dragon, dans une scène que je détaille pendant une dizaine de pages. Brandon Stark voulait absolument apprendre à voler, alors HOP, j’ai les ai jetés, Hodor et lui, du haut du Mur. Je m’étais amusé à amener un nouveau personnage à la fin de « A Dance with Dragons », Aegar, pour faire croire que la donne pourrait changer concernant le Trône de Fer, mais je me suis dit qu’une épidémie de dysenterie rajouterait un parfum inédit dans la saga. Bon, je ne vais pas vous dévoiler comment j’ai tué tout le monde, ni de quel nouveau membre j’ai estropié mon copain Schlingue, mais je suis particulièrement fier de ma scène de fin, lors du mariage entre Tyrion et son frère Jaime. Oui, ils finissent ensemble ces 2-là, ils voulaient rester « en famille » et comme je venais de tuer Cersei et Tommen dans les pages précédentes… Bref, quand Brienne hurle « JAIME JE T’AIME » en les décapitant tous les deux, je me suis dit que les mariages sanglants, c’était quand même le pied !« 

Wow, je ne sais pas si nous étions vraiment prêts pour de telles révélations… Quoi qu’il en soit, alors que dernièrement les réalisateurs de la série télévisée avaient annoncé qu’ils allaient désormais spoiler les livres, le problème ne se pose plus : les lecteurs ont donc toujours une longueur d’avance et pourront continuer à gâcher la vie de millions de spectateurs en leur révélant tous les détails de la saga avant qu’ils ne puissent visionner leurs épisodes. De toute façon, on savait qu’aucun personnage n’était à l’abri d’une mort violente et nous en avons maintenant la triste confirmation.

J.R.R. Tolkien – Le Hobbit (traduction par Daniel Lauzon en 2012)

Couverture de la nouvelle version de Le Hobbit de J.R.R. Tolkien, traduit par Daniel LauzonEvaluation 7/10 pour Le Bouquin de Firmin

Quelle curieuse expérience de relire en 2015 les aventures de Bilbo Bessac, un hobbit de La Colline, rendant une visite de courtoisie à Smaug Le Dragon en passant par Fendeval, la forêt de Grand’Peur et le Bourg-du-Lac ! Depuis la publication en 1937 du Hobbit de J.R.R. Tolkien, Peter Jackson est passé par là, popularisant davantage (s’il était encore possible) les aventures de Bilbon Sacquet de La Comté, pourfendant dragons, orcs et gobelins en passant par Fondcombe, la Forêt Noire et Lacville ! Ces petites surprises dans la traduction française ne sont pas du fait de Peter Jackson : ce dernier s’est calqué sur la traduction officielle de de Francis Ledoux datant de 1969. Depuis 2012 pourtant, c’est bien la nouvelle traduction de Daniel Lauzon que vous trouverez en librairie avec donc comme personnage principal un Bilbo Bessac fraîchement renommé. Si cette nouvelle traduction peut paraître surprenante, elle est globalement encensée par les puristes, étant jugée plus proche de la version anglaise originale.

Lire Le Hobbit en 2015, outre la nouvelle traduction, c’est donc redécouvrir les aventures extraordinaires de ce sympathique bout d’homme qui s’en va défier un dragon en compagnie de 13 nains et d’un magicien, sans l’aide de Tauriel, de Legolas ou de Galadriel, sans même les pitreries d’Alfrid et surtout sans être impitoyablement poursuivi par Azog le Profanateur ou Sauron le Nécromancien. Peter Jackson a largement étoffé le récit original de personnages secondaires (qui en viennent à voler la vedette à Bilbo lui-même) et d’intrigues parallèles souvent à peine évoquées dans le livre. Est-ce un bien ou un mal ? Là n’est pas le but de cet article. Par contre, cela renforce le côté enfantin du bouquin de J.R.R. Tolkien.

Le Hobbit a été écrit par l’écrivain britannique afin qu’il serve de livre de chevet pour ses jeunes enfants et est par conséquent un livre très éloigné de la rigueur, de la complexité et de la finesse de son successeur : Le Seigneur des Anneaux. Bilbo s’en va donc cambrioler une montagne au nez et à la barbe d’un dragon, accompagné d’assez joyeux drilles finalement : une bande de nains chanteurs qui va croiser la route d’elfes tout aussi fredonnants… même les vilains gobelins et les trolls très moches voudront découper en rondelles toute la troupe en poussant la chansonnette ! Tolkien s’adresse vraiment à ses lecteurs comme à ses enfants, rythmant donc son récit de chants et d’énigmes et en ne s’éternisant pas sur les scènes trop violentes. Une grande bataille peut par exemple se résumer en quelques phrases, annoncées par un apaisant « Vous vous en doutez, Bilbo s’en est très bien sorti, voici comment… ».

Ce qui est fascinant dans le monde inventé par Tolkien, c’est sa complexité, le fait d’avoir poussé le détail de chaque lignée, de chaque contrée… Chaque événement se positionne dans un contexte fouillé, il a poussé le vice jusqu’à imaginer avec précision la genèse du monde (Le Silmarillion) pendant qu’il inventait (de façon complète) diverses langues elfiques. La simplicité enfantine du Hobbit décontenance donc un peu, mais ce livre reste un jalon incontournable qui esquisse les contours d’un univers mythique et contenant d’ailleurs un élément fondamental : la rencontre avec Gollum et son trésor (pas question de « précieux » dans cette traduction), l’Anneau Unique.

[Complément d’enquête du 26/02/2015]

Bannière de présentation du livre Lire J.R.R. Tolkien par Vincent Ferré

Pour ceux qui veulent approfondir cette histoire de nouvelle traduction, je vous invite à lire cette interview très intéressante de Vincent Ferré pour Télérama. L’article fait référence à la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux, dont le premier tome est paru en 2014, signée également (et logiquement) par Daniel Lauzon. Vincent Ferré y explique le but de cette nouvelle traduction, sa nécessité et ses particularités. On y apprend en détail l’explication du changement « Forêt Noire » en « Forêt de Grand’Peur » , mais aussi l’existence d’un « Guide des noms du Seigneur des Anneaux » , que ne connaissait manifestement pas le premier traducteur Francis Ledoux. J.R.R. Tolkien, en linguiste expérimenté, avait effectivement tout prévu, jusqu’à la traduction des noms et des lieux présents dans son oeuvre dans les différentes langues. Sans imposer une traduction précise (preuve s’il en est de son intelligence), Tolkien propose aux futurs traducteurs des pistes pour adapter au mieux ses livres.

Les nouvelles traductions sont clairement positives : plus respectueuses de l’oeuvre de Tolkien, elles prennent en compte tous les éléments disponibles depuis 1969 (grâce notamment au travail du fils de Tolkien) tout en corrigeant les quelques coquilles et incohérences de Francis Ledoux (le « departure » d’Elrond ou l’incursion d’éléments de notre monde (« file indienne ») par exemple). Daniel Lauzon a particulièrement excellé dans la nouvelle traduction des poèmes et chants, plus proches de l’harmonie des originaux : une très bonne chose lorsqu’on se remet en tête que J.R.R. Tolkien était avant tout un poète !

James Clemens – Les Bannis et les Proscrits

Couverture du premier tome du cycle des Bannis et des Proscrits de James Clemens : Le Feu de la Sor'cièreEvaluation 8 sur 10

Avec son cycle « Les Bannis et les Proscrits » , James Clemens propose un récit de fantasy médiévale des plus classiques en apparence. Une jeune fille de ferme lambda se voit hériter d’un mystérieux pouvoir magique qui doit l’amener à sauver le monde et le débarrasser d’un antipathique « Seigneur Noir ». Pour aider à motiver cette fillette de 12 ans un peu perdue, on va la traumatiser en s’en prenant un peu à sa famille et puis, une fois qu’elle sera bien isolée (mais endurcie et revancharde, du coup), on va lui faire rencontrer Lire la suite